Avec ses duplex en brique, ses ruelles vertes et ses rues commerçantes à taille humaine, Rosemont-La Petite-Patrie fait partie des quartiers centraux les plus recherchés de Montréal. C’est aussi l’un des plus densément peuplés, à quelques minutes du centre-ville par le métro comme par le vélo.
Vous cherchez où vous installer ? Premiers acheteurs qui visent une copropriété, familles qui veulent rester sur l’île, investisseurs attirés par le plex : l’arrondissement rejoint des profils variés. Voici cinq raisons d’y acheter une propriété en 2026, ainsi qu’un aperçu de son marché immobilier.
En bref
- Le prix médian d’une copropriété dans Rosemont–La Petite-Patrie est de 560 000 $ au deuxième trimestre 2026, contre 1 003 250 $ pour un plex et 1 138 000 $ pour une maison unifamiliale.
- La copropriété représente près des deux tiers des transactions de l’arrondissement, et les inscriptions actives y ont augmenté de 30 % sur un an.
- Avec plus de 150 ruelles vertes, Rosemont–La Petite-Patrie en compte davantage que tout autre arrondissement montréalais.
- Le Jardin botanique et l’Insectarium se trouvent dans l’arrondissement, le Biodôme et le Planétarium juste de l’autre côté de la rue Sherbrooke.
- Le Technopôle Angus, premier écoquartier du Québec certifié LEED Platine, regroupe 75 entreprises et environ 3 250 emplois.

Photo : Wikimedia Commons (Andre Carrotflower)
Portrait de Rosemont–La Petite-Patrie
Rosemont–La Petite-Patrie occupe le centre-nord de l’île de Montréal, entre Le Plateau-Mont-Royal et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Le territoire se divise en trois secteurs : La Petite-Patrie (englobe la Petite-Italie), Rosemont et le Nouveau-Rosemont.
L’arrondissement comptait 141 813 habitants au recensement de 2021, répartis sur 15,9 km². Avec près de 9 000 habitants au kilomètre carré, il figure parmi les plus denses du Québec.
Le bâti raconte le reste : la moitié du parc résidentiel date d’avant 1960 et 86 % des logements se trouvent dans des immeubles de moins de cinq étages. C’est le quartier de plex montréalais dans sa forme la plus classique.
Le marché immobilier de Rosemont–La Petite-Patrie en 2026
Le marché local se distingue de celui des banlieues par la nature même du parc résidentiel. La maison individuelle y représente environ 1 % des logements. Acheter à Rosemont, dans les faits, veut presque toujours dire acheter un condo ou un plex.
Voici les prix médians au deuxième trimestre 2026, selon les statistiques immobilières de Centris :
| Type de propriété | Prix médian (T2 2026) | Tendance sur 1 an |
|---|---|---|
| Copropriété | 560 000 $ | Hausse de 1 % |
| Plex (2 à 5 logements) | 1 003 250 $ | Hausse de 6 % |
| Maison unifamiliale | 1 138 000 $ | Hausse de 10 % |
Le condo reste la porte d’entrée du quartier : c’est la catégorie la plus abondante, la plus stable en prix et la plus rapide à se vendre. Bonne nouvelle pour les acheteurs, le nombre de propriétés à vendre augmente, surtout du côté des copropriétés, ce qui laisse plus de place à la négociation.

Photo : Wikimedia Commons (Miguel Tremblay)
5 raisons d’acheter une maison à Rosemont–La Petite-Patrie
Un condo à 560 000 $, on en trouve dans plusieurs quartiers centraux de Montréal. Voici cinq raisons qui font plutôt changer la balance du côté de Rosemont-La Petite-Patrie.
1. Un quartier où la voiture est facultative
À Rosemont-La Petite-Patrie, se passer de voiture est un choix réaliste. Les stations de métro Rosemont, Beaubien et Jean-Talon couvrent l’ouest du territoire et le réseau de pistes cyclables mène au centre-ville en une vingtaine de minutes par Saint-Denis ou Bellechasse.
Le reste se fait à pied. Les commerces sont répartis partout dans l’arrondissement plutôt que regroupé en un seul point, si bien que l’épicerie, la pharmacie et la garderie tiennent souvent dans le même coin de rue. Ce qu’une voiture coûte chaque année en assurance, en essence et en stationnement devient alors de la capacité d’emprunt.
2. Le plus grand réseau de ruelles vertes à Montréal
Avec plus de 150 ruelles vertes, Rosemont-La Petite-Patrie devance tous les autres arrondissements montréalais et de nouveaux espaces verts s’ajoutent chaque année. Une ruelle verte, c’est un passage arrière déminéralisé, planté et parfois fermé à la circulation, aménagé à l’initiative des propriétaires eux-mêmes.
Au quotidien, la différence est réelle. Les enfants y jouent sans surveiller les voitures, les voisins s’y croisent et le verdissement fait reculer les îlots de chaleur. Pour un acheteur, une propriété qui donne sur une ruelle verte ne se compare pas à une autre qui donne sur l’asphalte.
3. Des artères commerciales qui définissent chaque secteur
Demandez à un résident où il habite et il répondra rarement Rosemont. Il dira Masson, Beaubien, Saint-Hubert ou la Petite-Italie. L’arrondissement se vit par artère commerciale et chacun donne un milieu de vie différent.
La Plaza Saint-Hubert, refaite et recouverte de verrières, aligne des centaines de commerces sur près d’un kilomètre. La Promenade Masson dessert le secteur Rosemont avec un profil plus familial. La Petite-Italie s’organise autour du Marché Jean-Talon, l’un des plus grands marchés publics en Amérique du Nord.
Choisir son adresse dans Rosemont-La Petite-Patrie revient largement à choisir laquelle de ces rues on veut au bout de la sienne.

Photo : Wikimedia Commons (Josée Robidoux, Pauline Traversy et David McKinney)
4. Le Jardin botanique et l’Insectarium comme parcs de quartier
Le Jardin botanique est l’Insectarium se trouvent dans l’arrondissement, et le Biodôme et le Planétarium sont juste de l’autre côté de la Rue Sherbrooke, au Parc olympique. Ça fait quatre institutions nature et science réunies dans le même secteur, accessibles à pied ou en quelques minutes en vélo.
La programmation suit les saisons : Papillons en liberté au printemps, les Jardins de lumière et le Grand Bal des citrouilles à l’automne. Avec un abonnement annuel, ces lieux deviennent des sorties de fins de semaine plutôt que des visites occasionnelles, ce qui est un grand atout pour les familles avec de jeunes enfants.
5. Le Technopôle Angus
Les Shops Angus ont fermé en 1992, laissant derrière elles une immense friche industrielle en plein Rosemont. Le site est depuis devenu le premier écoquartier du Québec. Sa certification LEED v4 Platine évalue le quartier en entier, rues et transports compris, plutôt qu’un immeuble à la fois.
Sur 1,6 million de pieds carrés revitalisés, on trouve aujourd’hui 75 entreprises et commerces, environ 3 250 emplois et des logements qui vont de l’écocondo au logement social et étudiant. Pour un acheteur, c’est l’un des rares secteurs de l’arrondissement à offrir de la construction récente en quantité, dans un périmètre où il est possible de travailler, de faire ses courses et d’habiter.
Les secteurs à connaître à Rosemont–La Petite-Patrie
Entre la Petite-Italie et le Nouveau-Rosemont, il y a plus qu’une distance à parcourir. Voici les principaux secteurs pour orienter votre recherche.
La Petite-Patrie
La Petite-Patrie occupe la portion Ouest de l’arrondissement et rassemble la majorité des commerces. Les duplex et triplex d’avant-guerre y bordent la Plaza Saint-Hubert ainsi que les rues Beaubien et Saint-Zotique. C’est aussi le secteur le mieux desservi par le métro, ce qui explique une bonne partie de l’activité en copropriété.
La Petite-Italie
La Petite-Italie s’organise autour du marché Jean-Talon et de la rue Dante et c’est le secteur qui a gardé le cachet patrimonial le plus marqué. Les cafés, les épiceries italiennes et les façades anciennes y attirent une clientèle urbaine et la demande soutient les prix.
Le Vieux-Rosemont
Le Vieux-Rosemont se déploie autour de la Promenade Masson et du Boulevard Rosemont, dans ce qui reste le secteur le plus résidentiel de l’arrondissement. Les duplex et triplex y bordent les rues plantées, avec des écoles et des parcs à distance de marche. C’est vers lui que se tournent la plupart des familles qui veulent rester dans le quartier.
Le Technopôle Angus
Le Technopôle Angus forme un secteur à part, construit récemment sur l’ancienne friche industrielle. On y trouve surtout des copropriétés neuves, avec des commerces et des emplois sur place. Il convient aux acheteurs qui préfèrent le neuf au charme de l’ancien.
Le Nouveau-Rosemont
Le Nouveau-Rosemont ferme l’arrondissement à l’Est. Les constructions y sont plus récentes, les terrains plus grands et on y trouve quelques maisons unifamiliales, rares ailleurs dans Rosemont. C’est aussi le secteur le plus éloigné du transport en commun, ce qui se reflète dans les prix.

Photo : Wikimedia Commons (Bohemian Baltimore)
Les adresses à découvrir à Rosemont–La Petite-Patrie
Du marché public au cinéma de quartier, en passant par les jardins et les tables italiennes, voici quelques endroits qui résument bien ce que l’arrondissement a à offrir.
- Marché Jean-Talon : marché public ouvert à l’année, producteurs maraîchers et commerces spécialisés (7070, avenue Henri-Julien)
- Jardin botanique de Montréal : l’un des plus grands jardins botaniques au monde, une trentaine de jardins thématiques et dix serres d’exposition (4101, rue Sherbrooke Est)
- Parc Maisonneuve : 80 hectares d’espace vert, boucle cyclable, golf public et jardins communautaires (4601, rue Sherbrooke Est)
- Cinéma Beaubien : cinéma de quartier géré par un organisme sans but lucratif, programmation en français (2396, rue Beaubien Est)
- Bibliothèque Marc-Favreau : bibliothèque contemporaine avec une salle d’exposition et une section jeunesse (500, boulevard Rosemont)
- Fruiterie Milano : épicerie italienne emblématique de la Petite-Italie (6862, boulevard Saint-Laurent)
Photo couverture : Wikimedia Commons (Chicoutimi)
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